gnaoua

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GNAOUA & LILAS

Les Gnaoua sont les descendants d'anciens esclaves originaires d'Afrique Noire. Constitués en confrérie à travers le Maroc, les Gnaoua sont des maîtres musiciens (maâlem), des joueurs de crotales, des voyantes, des médiums et des adeptes.

Leurs pratiques, à la fois musicales, initiatiques et thérapeutiques, mêlent des apports africains et arabo-berbères. Bien que musulmans, les Gnaoua fondent leur spécificité sur le culte des jinn (esprits) et leurs rites ont conservé nombre de traits propres aux cultes de possession africains.

La cérémonie la plus importante et la plus spectaculaire des Gnaoua est la Lila, dont la fonction est essentiellement thérapeutique.

Durant la célébration, le maâlem, accompagné de sa troupe, appelle les saints et les entités surnaturelles à prendre possession des adeptes, qui s'adonnent alors à la transe.

Les instruments utilisés sont : le luth-tambour à trois cordes (guembri), les crotales (qraqeb) et les tambours (ganga). Ce rituel est comparable au vaudou d'Haïti et à la macumba du Brésil.

La musique des confréries -dont seule la dimension profane est montrée au public du festival- recèle un tel potentiel qu'elle a suscité une vague d'émules en route assurément vers les scènes internationales.

LEXIQUE

Gnaoua : pluriel de gnaoui. Terme générique qui inclut les membres de la confrérie comme les maîtres musiciens, les joueurs de crotales, les voyantes-thérapeutes et les adeptes affiliés à la confrérie.
Maâlem : maître de cérémonie
Moqadma : prêtresses
Tallaâtes, chouwafates ou arifates : voyantes - thérapeuthes
Mlouk : entités surnaturelles

Guembri ou Hajhouj : luth-tambour à trois cordes
Aouicha : petit guembri
Qarqabates ou qraqech : crotales
Tbel : tambour

Ftouh errahba : début du répertoire mlouk
Derdeba ou Lila : cérémonie du rite de possession
Hal ou jedba : transe
Koyo : répertoire musical antéislamique

# Gepost op maandag 27 maart 2006, 08u04

Gewijzigd op dinsdag 17 juli 2007, 07u29

festival d'essouira

festival d'essouira
site de festival d'essouira

Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde prépare sa 8ème édition. Le feu sacré des Gnaoua brûlera cette année à Essaouira entre le 23 et le 26 juin 2005.
Durant 4 jours, le festival déclinera son esprit unique autour des formules magiques qui guident chaque année le public comme les musiciens invités à Essaouira : le patrimoine et la spiritualité des Gnaoua du Maroc, les rencontres musicales.
Armés de leur guembri et de leurs crotales, les maîtres Gnaoua retrouvent sur la scène d'Essaouira des musiciens étrangers, issus du jazz, du rock ou de la musique world, férus de musiques du monde et de rencontres originales pour partager un formidable patrimoine musical, dont chaque édition révèle de nouvelles richesses.

21 maâlems au total seront présents pour cette 8ème édition, avec, parmi les plus connus, Mahmoud Guinea, Hamid El Kasri, Mustapha Bakbou, Abdeslam Alikane. Autant de maîtres Gnaoua qui tiennent cette année à rendre un hommage spécial à un autre grand nom de la musique, Abderrahman Paca, l'un des fondateurs du groupe Nass El Ghiwane.

Pour la première fois, l'Égyptien Fathy Salama sera sur la scène d'Essaouira. Le pianiste compositeur, considéré comme l'inventeur de la «jeel», la pop arabe, précieux collaborateur de Youssou N'Dour sur son dernier album «Egypt», offrira à Essaouira un répertoire né de sa rencontre avec l'un des derniers virtuoses du rango (sorte de marimba venu du Sud du Soudan), Hassan Bargamoun, aux côtés de ses musiciens gnaoua égyptiens.

Au programme de cette édition également, de grands artistes internationaux comme le poète-musicien réunionnais Danyel Waro, le duo sénégalo-suédois Elika (violon) et Solo (kora), la magie des percussions indiennes avec le Singapourien Nantha Kumar, le bassiste guadeloupéen Étienne Mbappé du groupe Joe Zawinul Syndicate, le batteur franco-congolais Roger Biwandu, le flûtiste français Magic Malik, ex-membre du groupe Human Spirit, l'étonnant percussionniste arménien, Arto Tunçboyaciyan et bien d'autres surprises...

Parmi les heureuses et inédites rencontres, le métissage berbéro-celtique du groupe Thalweg, incarné par 7 musiciens, tous désireux d'associer les musiques maghrébines (gnaoua, luth, percussions) et celtiques. À Essaouira, Aziz Sahmaoui, chanteur de l'Orchestre National de Barbès, se prêtera au jeu de Thalweg.

Puis le trio jazz Bozilo, projet du pianiste serbe Boyan Z, du batteur franco-algérien Karim Ziad et du saxophoniste français Julien Lourau. Trois artistes pour trois initiales (Bo-Zi-Lo) et leurs sonorités afro-américaines, slaves et maghrébines.

Enfin, la star sénégalaise Youssou N'Dour et son orchestre, le Super Étoile de Dakar, clôtureront la 8ème édition de ce festival dans un show 100 % africain.

Une programmation aussi fascinante que cosmopolite, respectant ainsi les valeurs de fraternité et d'universalité chères au festival.


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# Gepost op maandag 27 maart 2006, 14u43

Gewijzigd op dinsdag 17 juli 2007, 07u29